Comment aligner vos actions de marketing direct sur le GDPR

Comment aligner vos actions de marketing direct sur le GDPR

Continuité pour le marketing direct en 2018…

Contrairement à certaines croyances largement répandues parmi les professionnels du marketing, l’impact du GDPR (Règlement général sur la protection des données – RGPD en Français) sur les activités de marketing direct n’est pas nécessairement négatif. Il demande aux entreprises de repenser leurs actions de marketing. En effet, si certaines conditions sont respectées, le GDPR reconnaît explicitement la possibilité de faire du marketing direct sans demander le consentement préalable du consommateur. Découvrez, ci-dessous, comment appliquer l’intérêt légitime.



L’intérêt légitime

L’intérêt légitime (“legitimate interest” en anglais) est une des bases légales que vous pouvez utiliser pour justifier vos actions de marketing direct. Pour l’invoquer comme base légale du traitement des données il faut :

  • Établir un équilibre entre les intérêts de l’entreprise et ceux du consommateur
  • Prouver qu’il y a un intérêt réel et précis à contacter le client
  • Prouver la nécessité de traiter les données personnelles afin d’atteindre l’objectif du traitement

Ceci pour autant que le consommateur s’attende raisonnablement à être contacter en vue de la promotion de produits et services qui correspondent à l’offre de l’entreprise avec laquelle il entretient une relation existante.

notes

 
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Le consentement

Le consentement (“consent” en anglais) est une autre base légale permettant de justifier vos activités de marketing direct. Celui-ci requiert une démarche active de votre client. Le consentement doit :

  • Être donné en toute liberté
  • Indiquer clairement l’objectif du traitement des données à caractère personnel

Découvrez quand l’intérêt légitime peut être invoqué

Posez-vous les 10 questions suivantes pour vous forger une idée plus précise des possibilités qu’offre le GDPR pour vos activités de marketing direct.

  • Le client s’attend-il à ce que ses données soient traitées ?
  • Le traitement des données peut-il exercer une influence négative sur l’individu ?
  • Le traitement des données est-il dans l’intérêt du client ?
  • Quelle est la relation entre l’individu/le client et l’organisation ?
  • Y a-t-il une relation réciproque entre l’organisation et l’individu ?
  • Y a-t-il un rapport de forces disproportionné entre l’organisation et l’individu ?
  • Fournit-on des informations raisonnables sur le traitement, et les objectifs du traitement sont-ils spécifiés ?
  • L’information provient-elle directement de l’individu ou a-t-elle été collectée de façon indirecte ?
  • Le client peut-il considérer le traitement des données comme intrusif ou inapproprié ?
  • Déterminez si le traitement de données est nécessaire pour atteindre l’objectif du traitement de données et s’il existe une autre façon d’atteindre cet objectif.

Trois conseils à mettre en pratique dès aujourd’hui

  • Utilisez l’intérêt légitime lorsque c’est possible
  • Vérifier quelles données personnelles vous traitez
  • Tenez à l’œil les droits des consommateurs :
    • Le droit d’accès à l’information et aux données qui les concernent
    • Le droit à l’oubli
    • Le droit à la rectification et à la suppression des données
    • Le droit à la portabilité des données