Le papier et les lettres respectent l’environnement

25 mai 2009

Envoyer une lettre exerce un impact environnemental comparable à celui d’un e-mail. Le papier et les lettres sont des supports informatifs écologiquement responsables lorsqu'ils sont utilisés d’une manière respectueuse de l'environnement. C’est la raison pour laquelle La Poste plaide en faveur d’un usage généralisé du papier recyclé ou du papier fabriqué à partir de bois issu de forêts gérées de façon durable (label FSC).

C’est pourquoi, à compter de l’automne 2009, La Poste utilisera exclusivement du papier produit de façon durable. De même, les timbres-poste ne seront plus fabriqués qu’à partir de papier écologique.

La poste aux lettres représente à peine 0,1 % des émissions totales de CO2 des ménages. Par an, cela équivaut à un déplacement en auto de 70 km. L’industrie du papier et les opérateurs postaux doivent néanmoins renforcer encore leurs efforts pour réduire autant que possible l’impact du courrier et du papier sur l’environnement. C’est ce qui a dit Baudouin Meunier, membre du Comité de direction de La Poste, lors d'une rencontre avec la presse.

L’impact écologique direct de La Poste réside principalement dans l’émission de CO2 liée à ses activités de transport et à son parc immobilier. La Poste a développé un plan d’action ambitieux pour réduire ces émissions de 35 % d’ici 2012. Elle a ainsi décidé de ne plus s’approvisionner qu’en électricité verte et de réduire sa consommation énergétique de 7,5 % entre 2005 et 2012.

En outre, en tant qu’acteur important de la chaîne du papier, La Poste souhaite jouer un rôle de pionnier dans la promotion d’un usage durable et responsable du papier. À ce titre, elle n’utilisera, à partir de mi-2009, que du papier recyclé ou labellisé FSC, dont la composante bois provient de forêts gérées selon les principes respectueux de l’environnement pour ses besoins en papier.

Chaque année, La Poste consomme plus de 2.800 tonnes de papier. En 2008, la part du papier recyclé et labellisé FSC dans ce volume s’élevait à environ 68 %. À partir de mi-2009, elle sera de pratiquement 100 %.
Ainsi, à partir de novembre 2009, les timbres-poste, symbole de La Poste par excellence, ne seront plus imprimés que sur du papier labellisé FSC. En outre, La Poste a entrepris les démarches nécessaires en vue d’obtenir, avant fin 2009, le certificat ISO 14001 pour la production écologique de ses timbres.

Il convient également de relativiser et d’objectiver l’impact du papier transporté par la Poste sur l’environnement. La Poste transporte 6 % du volume total de papier consommé en Belgique. La publicité adressée et non-adressée ne représente que 2 % de ce même total. Et, en Belgique, 90 % de la publicité adressée et non-adressée sont recyclés.

En fait, le papier utilisé en Belgique est fabriqué pour 85 % à partir de papier recyclé, de déchets de bois et de « coupes » nécessaires dans le cadre de la gestion normale des forêts (bois d’éclaircie). Seulement 15 % provient de bois coupé spécifiquement pour le fabriquer. Et, contrairement aux idées reçues, en Europe, les forêts voient leur surface s’accroître d’année en année.

Au niveau des émissions de CO2, l’industrie du papier représente 0,6 % des émissions globales de gaz à effet de serre. À titre de comparaison, les émissions liées au secteur des technologies de l’information représentent à elles seules 2 % des émissions.

« Les comparaisons faites entre l’impact CO2 d’un message sur papier ou sur support électronique sont nombreuses et contradictoires. Au final, les deux médias doivent relever le même défi : celui de diminuer leur impact négatif sur l’environnement. Une conception largement répandue est celle selon laquelle le courrier papier serait plus nuisible pour l’environnement que la communication électronique. C'est totalement infondé », dit Baudouin Meunier, qui a également annoncé que La Poste allait développer des initiatives visant à permettre à ses clients de diminuer l’impact de leurs envois sur l’environnement.