La Poste et Belgacom créent une joint venture en matière d’e-Gouvernement et de sécurisation des communications Internet

2002/7/1

La Poste et Belgacom ont décidé de créer une joint venture ayant pour objet la sécurisation des communications électroniques, les applications d’e-Gouvernement et d’autres produits et services de sécurisation Internet. En tant qu’entreprises de communication, les deux sociétés sont conscientes de la nécessité d’adopter une approche commune en la matière.

Belgacom et La Poste ont annoncé aujourd’hui leur collaboration étroite dans le domaine de la sécurisation des communications Internet, des services et applications connexes et de l’e-Gouvernement. Leurs conseils d’administration respectifs ont en effet approuvé le projet de créer une joint venture à 50/50 qui regroupera leurs activités actuelles dans les domaines concernés. La joint venture sera opérationnelle durant le second semestre de 2002. Elle sera placée sous la direction d’Erik Weytjens, l’actuel CEO de la filiale e-Services de La Poste. Pascal Methens, Président de l’Internet Business Unit de Belgacom, présidera le Conseil d’Administration de la joint venture.

La Poste et Belgacom sont convaincues que cette décision contribuera à accélérer le développement et la diffusion de communications électroniques totalement sûres et authentifiées entre les citoyens, les entreprises et les institutions publiques. Elles ont la conviction que leur collaboration favorisera la croissance générale et le développement d’Internet et de l’e-Gouvernement en Belgique.

Activités de la joint venture
Belgacom apportera à la joint venture ses activités E-Trust, tandis que La Poste y regroupera les activités de sa filiale e-Services. Pour Belgacom, il s’agit entre autres de l’Authorité de Certification, un instrument de création et de gestion de certificats digitaux. Ces certificats sont utilisés pour sécuriser des applications Internet telles que le web browsing, le secure messaging, le contrôle de l’accès à des informations confitentielles ou la sécurisation de transactions commerciales. Pour La Poste, il s’agit de la plate-forme « PostBox », regroupant, entre autres, le guichet électronique sécurisé pour les communes et notaires, les applications de facturation électronique, le courrier électronique recommandé et la notification de l’adresse.

Collaboration étroite avec des ISP
La joint venture est bien décidée à collaborer avec des fournisseurs de services Internet (Internet Service Providers – ISP). Elle entend permettre aux utilisateurs d’Internet d’accéder à tous ses services (tels que les e-mails recommandés, les formulaires électroniques, les paiements en ligne, etc.) au départ de leur adresse e-mail actuelle. La joint venture souhaite entamer à court terme des négociations en la matière avec les fournisseurs de services Internet.

Accélération de l’implantation d’instruments d’e-Gouvernement en Belgique
Le regroupement des activités de sécurisation électronique et d’e-Gouvernement de Belgacom et de La Poste au sein d’une même structure permettra de créer des synergies qui stimuleront la pénétration d’Internet en Belgique, ce qui contribuera à familiariser plus rapidement les citoyens et les institutions avec les instruments d’e-Gouvernement. La joint venture fournira des produits et services dont le cadre juridique a tout récemment été défini par les autorités belges (carte d’identité électronique, signature électronique, facturation électronique, etc.).

Un projet stratégique
John J. Goossens, Administrateur délégué de Belgacom, a déclaré être « très satisfait de cette collaboration entre Belgacom et La Poste. Elle revêt une importance stratégique. Ensemble, nous serons plus forts pour favoriser le développement de l’e-Gouvernement dans notre pays, une évolution de la plus haute importance pour les autorités et tous les citoyens belges. »

Johnny Thijs, Administrateur délégué de La Poste, a déclaré pour sa part être « convaincu que La Poste a joué un rôle de pionnier en lançant son produit « PostBox ». Cette collaboration avec Belgacom nous permet d’aller plus loin encore. Nous pourrons à présent offrir un paquet global de services aux citoyens, aux entreprises et aux autorités publiques, sur ce marché en croissance rapide dépourvu de normes. »