La Poste S.A. clôture une année 2001 difficile.
2002/4/11
Le bénéfice courant 2001 de La Poste S.A. s’élève à 42,6 millions d’euros, en recul sensible par rapport à 2000. Ce résultat est imputable, d’une part à une progression très modeste du chiffre d’affaires et d’autre part à une hausse importante des charges tant de personnel que d’informatisation. Après comptabilisation des revenus exceptionnels, l’exercice 2001 de La Poste S.A. se solde par un bénéfice net à affecter de 38,4 millions d’euros.
L’exercice 2001 se solde par un bénéfice à affecter de 38,4 millions d’euros contre une perte de 277,2 millions d’euros en 2000. Celle-ci provenait essentiellement de la prise en compte de charges exceptionnelles (383,4 millions d’euros) notamment pour le plan social (297 millions d’euros)
Les revenus de l’entreprise s’établissent fin 2001 à 1,98 milliards d’euros.
- Le chiffre d’affaires s‘élève à 1,82 milliards d’euros. Il est réalisé pour 81 % au sein de la business unit Mail , la Poste Financière réalisant 9,2 % du chiffre d’affaires, Taxipost 4%, Retail 2,8 %, Timbres et philatélie
1,7 %.
Le chiffre d’affaires augmente de 1,9 % par rapport à l’exercice 2000. Cette faible croissance s’explique en particulier par un mois de décembre sensiblement en retrait par rapport à l’année précédente. - Les produits financiers ont atteint 26,6 millions d’euros
Les charges s’élèvent à 1,944 milliards d’euros.
- Le principal poste de coûts, soit les rémunérations, les charges sociales et les pensions (77 % des charges courantes de La Poste S.A.), augmente de 7,4 %. Cette augmentation provient essentiellement de mesures prévues dans l’accord-cadre (allocations liées aux initiatives d’amélioration opérationnelles, à la mobilité du personnel, à différentes primes et à l’augmentation du salaire des jeunes facteurs). La mesure de pré-pension à 57 ans est également entrée en vigueur, le nombre de départs en prépension pour 2001 s’élevant à 425.
- Les services et biens divers, qui représentent 20,7 % des charges d’exploitation, augmentent de 16,8 %. Cette hausse est largement due au processus de modernisation de l’informatique.
- Les amortissements, s’élèvent à 65 millions d’euros, mais sont compensés par des reprises de provisions et de réductions de valeur pour 49 millions d’euros.
- Les charges financières restent faibles à 7,6 millions d’euro
BILAN
Le total du bilan s’élève au 31 décembre 2001 à 1, 64 milliards d’euros, contre 1,48 milliards d’euro en 2000 soit une augmentation de 10,8 %.
- Actif
- Les actifs immobilisés (hors immobilisations financières) ont diminué de 4,91 millions d’euros par rapport à l’exercice 2000.
- L’augmentation de 66,67 millions d’euros des immobilisations financières se justifie entre autres par diverses participations dans des entreprises liées, pour un total de 197,09 millions d’euros. Par mesure de prudence, une réduction de valeur sur certaines participations a été actée pour un montant de 15,75 millions d’euros à la fin de l’exercice 2001.
- Au niveau des actifs circulants, les créances à court terme augmentent de 33 % par rapport à 2000, pour atteindre 225,29 millions d’euros, suite à une augmentation dans les créances commerciales. Par rapport à l’exercice précédent, les placements de trésorerie diminuent de 41,3 millions d’euros.
- Passif
- Par rapport à l’exercice 2000, les dettes à long terme (avances de la Banque de La Poste) restent inchangées.
- Au niveau des dettes à court terme, on constate une augmentation de 261,28 millions d’euros. Cette augmentation provient essentiellement de la reclassification de la provision pour congés et repos en dette à court terme (dettes fiscales, salariales et sociales). Un deuxième facteur de réduction des provisions (-224,69 millions d’euros par rapport à 2000), tient à l’utilisation de provisions pour faire face aux obligations de l’entreprise en matière de congés préalables à la retraite.
- Les capitaux propres augmentent de 36,48 millions d’euros, montant qui correspond au bénéfice à affecter.
PREVISIONS 2002
Les prévisions pour l’exercice 2002 sont modérément positives. On assistera à un redressement des revenus grâce à la reprise économique et à l’amélioration de la qualité.
Parallèlement, le poste principal de coûts (rémunérations, charges sociales et pensions) augmentera en 2002 de façon moins significative qu’au cours de l’exercice précédent. En outre, le nombre de projets a été sensiblement réduit, ce qui devrait permettre de renforcer considérablement l’efficacité d’implémentation des projets-clés.
Le management concentrera davantage ses efforts sur l’amélioration d’une direction opérationnelle du groupe dans son ensemble.
euro (000) | 2001 | 2000 | Evolution en % |
Chiffre d’affaires | 1.825.137 | 1.789.539 | 1,9 |
Résultat courant | 42.653 | 99.829 | |
Résultat exceptionnel | (4.240) | (377.059) | - |
Résultat net | 38.413 | (277.230) | - |
Investissements | 126.535 | 73.125 | 73,0 |
Personnel (nb d’ETP) | 39.957 | 40.355 | (1,0) |