Résultats annuels 2000 La Poste SA (non consolidés)

2001/4/17

Communiqué de presse – 17 avril 2000

Résultats annuels 2000 La Poste SA (non consolidés)

· Fondations pour une rénovation en profondeur
· Résultat courant: + 124% à € 99,8 millions
· € 297 millions de provisions pour le plan social en appui du plan stratégique
· € 85 millions de dotation exceptionnelle aux immobilisations corporelles

En €

2000

1999

%

Chiffre d’affaires

1.815.018,2

1.778.666,0

2.0

Résultat d’exploitation

78.296,0

33.506,1

133,7

Résultat courant

99.829,2

44.483,1

124,0

Résultat net

(277.230,2)

(7.140,0)

n.s.

Fondations pour une rénovation en profondeur

L’exercice 2000 a été, pour La Poste, celui au cours duquel ont été mis en place les fondations pour une rénovation en profondeur qui se marquera au cours des années futures par une croissance forte et par une nette amélioration de la rentabilité.

Ces fondations sont au nombre de quatre:

  • Gestion: un nouvel administrateur délégué et comité exécutif sont sommés.
  • Structure: AR 17 mars 2000: La Poste est transformée en société anonyme de droit public.
  • Stratégie: 16 juin 2000: approbation du plan stratégique par le Conseil d’Administration
  • Relations sociales: 21 décembre 2000: signature de l’accord-cadre pour 2001-2004.

Ces renouvellements s’appuieront en grande partie sur des initiatives d’amélioration telles que par exemple la scission du réseau, ABC Costing, ERP, et l’AVCS – Automated Volume Capture System - dans les centres de tri. Ces initiatives conduiront à une meilleure compréhension des coûts. La maîtrise de ces coûts portera ses effets à partir de 2002-2003.

A côté des développements internes à La Poste, des premiers pas ont été faits dans une politique de création de filiales et d’acquisition d’entreprises actives dans les domaines étroitement liés aux métiers postaux et qui représentent une valeur ajoutée pour les clients.

C’est ainsi que successivement :

  • les activités de VDK, société spécialisée dans les courriers express avec des établissements à Gand et Vilvorde ont été intégrées dans une nouvelle entité, eXbo Services International qui a vocation à offrir des services de traitement des documents et de courrier aux entreprises;
  • tous les services de marketing direct ont été regroupés sous la dénomination Vicindo;
  • en janvier 2001, une joint-venture entre la Poste (60 %) et Accenture (40 %) a été constituée dans le but de développer et de mettre en œuvre, des solutions «prêtes à l’emploi » pour La Poste, ses filiales et des tiers;
  • toujours en janvier 2001, La Poste a racheté à AMP les 50 % qu’elle ne détenait pas encore dans la société de distribution de journaux et d’envois non-adressés, DeltaMedia, anciennement New Districom.

Les résultats financiers La Poste SA (non-consolidés)

Les comptes financiers de l’exercice 2000 ne sont pas consolidés. Des comptes consolidés seront produits à partir de l’exercice 2001.

Chiffre d’affaires

En 2000, € 1,787 millions de chiffre d’affaires de La Poste SA ont été réalisés, en progression d’1,8 % sur les € 1.756 millions de 1999 et se répartissent comme suit entre les différentes Business Units :

Domestic Mail € 1.276 millions (71,4 %)
International Mail € 195 millions (10,9 %)
Poste Financière € 200 millions (11,2 %)
Express-Colis € 82,3 millions (4,6 %)
Timbres et philatélie € 23,6 millions (1,3 %)
Points de vente € 11,1 millions (0,6 %)

La BU Domestic Mail affiche un chiffre d’affaires d’€ 1.276 millions, en progression de 2,3 %, qui provient essentiellement des recettes d’affranchissement (€ 1,086 millions, + 1.9%), des tâches de services public (€ 138 millions, + 6,4 %) et des abonnements-postes (€ 42,6 millions, - 0,9 %).

La BU International Mail a réalisé un chiffre d’affaires d’€ 195 millions en diminution de 2,0 %. Pour une bonne part, cette diminution provient d’un effet de change sur les « frais terminaux » perçus, c.-à-d. sur les charges facturées aux opérateurs postaux étrangers pour le courrier à acheminer à des destinataires en Belgique.

Pour la BU Financial Post, le chiffre d’affaires a progressé de 2,0 % à € 200 millions. Il est composé de commissions et facturation sur les produits propres (versements postaux, mandats internationaux etc…) (€ 51,9 millions, – 3,6 %), des facturations à l’Etat pour missions de service public (€ 73,5 millions, - 7,2 %), une marge d’intérêt (€ 22,1 millions, + 40 %) et des commissions et rémunération de la part de la Banque de La Poste et des Assurances de La Poste (€ 52,7 millions, + 11,0 %).

Dans la BU Express-Colis, le chiffre d’affaires (€ 82,3 million, + 1,7 %) est à peu près également réparti entre l’express (€ 40,4 millions –1,3 %) et les colis (€ 41,9 millions, + 4,7 %).

L’activité de la BU Philatélie a bien progressé (€ 23,6 millions, +7,2 %) grâce aux ventes de différents produits aux collectionneurs.

La BU Points de Vente a augmenté son chiffre d’affaires de 5,4 % sur une base comparable à € 11,1 millions, ce qui est la résultante d’évolutions très variées suivant les produits mais où la progression des cartes pré-payées de téléphonie mobile est l’élément le plus notable. Suite à un ajustement exceptionnel dans les comptes de 1999, l’augmentation faciale n’est que de 0,3%.

Les coûts d’exploitation

Les coûts d’exploitation de La Poste SA se sont élevés à € 1,737 millions en diminution de 0,5 % par rapport à 1999. Ils se ventilent comme suit :
Rémunérations et charges sociales € 1,307 miljoen (75,3 %)
Services et biens divers € 326 miljoen (18,8 %)
Dotation aux amortissements et provisions € 81,8 miljoen (4,7 %)
Approvisionnements et marchandises € 11,9 miljoen (0.7 %)
Charges diverses € 9,6 miljoen (0,6 %)

Le principal poste de coûts, les rémunérations et charges sociales, est relativement stable (€ 1.307 million, + 1,7 %).

Les services et biens divers augmentent sensiblement € 326 millions, + 20,9 %) à cause des frais informatiques, des rétributions diverses et du renouvellement des uniformes.

Les dotations aux amortissements, réductions de valeur et provisions, elles, diminuent fortement (€ 81,8 millions, -51,7 %). Les dotations aux amortissements ne se modifient que peu mais les dotations aux provisions sont de €75 millions inférieures à celles de 1999 où une importante provision avait dû être actée pour couvrir les risques d’accidents du travail et les engagements en matière de congés. Une provision d’€ 13,9 millions a été prise à la charge du résultat d’exploitation 2000 pour couvrir des engagements de l’accord social conclu avec les représentants du personnel, pour l’essentiel les primes compensatoires pour apurement de l’arriéré des jours de repos et de congé.

Les approvisionnements augmentent (€ 11,9 millions, + 3,5 %) tandis que les charges diverses d’exploitation diminuent (€ 9,6 % millions, - 14,3 %).

Résultat d’exploitation, résultat financier et exceptionnel

Le résultat d’exploitation atteint €78,3 millions soit 133 % de plus que les € 33,5 millions de 1999. Il faut souligner que le résultat d’exploitation de 2000 a été affecté négativement, comme celui de 1999, par des ajustements importants sur les provisions. En 2000, cet effet s’élève à € 50,8 millions et est dû au recalcul des rentes pour accidents du travail, à des litiges en cours et à des créances douteuses. Normalement, des ajustements d’une telle ampleur ne devraient plus survenir lors des exercices futurs.

Le résultat financier, quant à lui, passe de € 11 millions à € 21,5 millions (+ 96 %) grâce tant à une augmentation de l’encaisse moyenne qu’à la hausse des taux d’intérêt.

Le résultat exceptionnel est, quant à lui, lourdement négatif à hauteur d’€ 377 millions (€ 52 millions en 1999). Deux éléments expliquent ces charges. D’une part, € 297 millions ont été provisionnés pour couvrir les charges futures découlant de l’accord social avec les représentants du personnel, en particulier les engagements en matière de pré-pension. D’autre part, une dotation exceptionnelle aux amortissements des immobilisations corporelles a été réalisée à concurrence d’€ 85 millions. Cette dotation résulte de la décision d’appliquer des durées d’amortissement plus proches de celles qui sont utilisés dans le secteur privé sur lequel La Poste désire de plus en plus s’aligner vue l’évolution de nos concurrents (TPG, Deutsche Post).

Au total, l’exercice 2000 se clôture par une perte nette d’€ 277 millions, à comparer à la perte d’€ 7,1 millions en 1999. Cette perte traduit pour une large part la mise en œuvre d’un plan social qui, joint au plan stratégique qui le sous-tend, permet d’assurer la pérennité de La Poste. “Nous avons définivement rompu avec le passé et fondé la base pour l’avenir” dit Frans Rombouts, administrateur délégué.

Le bilan

Au 31 décembre 2000, le bilan de La Poste SA se présentait de manière simplifiée comme suit : (en millions d’€)

Actifs immobilisés 818 394 Fonds propres
Actifs circulants 683 726 Provisions
381 Dettes
----- ----
1.501 1.501

La modification la plus importante par rapport à l’année précédente, et de loin, a consisté en le provisionnement des engagements de pré-pension pris dans l’accord social 2001-2004 qui a conduit à un transfert de € 298 millions des fonds propres aux provisions et ont été la cause de la diminution importante des fonds propres de € 668,8 millions à € 394,0 millions. Des négociations sont actuellement en cours avec le gouvernement en vue d’une augmentation de capital à concurrence de € 300 millions afin de réajuster nos fonds propres pour financer la croissance et les investissements de l’entreprise. Ces négociations doivent être appréhendées dans un contexte européen. La Commission doit en effet marquer son accord pour ce type d’augmentation de capital. Cette augmentation de capital pourrait encore s’effectuer dans le courant de l’année 2001.

Investissements

Compte tenu de la transition en cours, le programme d’investissement n’a pas connu de développement très important. Un total d’€ 73 millions a été investi. Ce montant est sensiblement plus modeste que ce qui est prévu pour les années à venir.